La médecine moderne néglige la chronobiologie et les rythmes  
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L'échec de la médecine occidentale

L'Échec de la Médecine Occidentale
Éditions Ellebore

Chronobiologie, chapitre 8 : en dépit des découvertes incontestables de la biologie, de nombreuses maladies restent inexpliquées et incurables.
La chronobiologie prouve que la médecine académique repose sur de faux principes comme l'homéostasie.

  livre sommeil rêve

Sommeil et rêves
Éditions Ellebore

Les rythmes du sommeil, chapitres 2 et 3 : Le sommeil et le rêve sont des phénomènes rythmiques basés sur des cycles de 24 h et de 90 mn.
Le respect de ces rythmes naturels est une nécessité vitale, leur désorganisation est à l'origine de troubles psychiques et organiques.

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2 - De la biologie à la chronobiologie

Mis à jour le 1 mars 2015

Au XVIIIe siècle, Linné avait eu l'idée d'une horloge florale, basée sur l'ouverture et la fermeture de différentes espèces de fleurs à chaque heure du jour...

 

 

Résumé

Les rythmes internes qui animent les espèces vivantes animales et végétales sont connus et étudiés depuis l'antiquité. Les anciens remarquaient les différences entre espèces nocturnes et diurnes, et ils étudiaient les cycles de reproduction, d'activité et de repos, de migration et d'hibernation de nombreuses espèces animales. Carl von Linné (suédois, 1707 -1778) est le créateur de la botanique moderne et son idée d'horloge florale montre la finesse de ses observations chronobiologiques.

Dès la fin du XIXe siècle, la médecins moderne s'est développée dans une direction diamétralement opposée en négligeant tous ces rythmes et en posant le dogme de l'homéostasie, c'est à dire le principe "a priori" d'une stabilité du milieu intérieur.

Dans les années 1960, la médecine a été à nouveau confrontée au problème des rythmes biologiques et de la variabilté évidente du milieu intérieur. Au début du XXIe siècle, elle est encore incapable d'intégrer ces nouvelles observations essentielles.

 

Le rythme de sommeil d'un orang-outang

Ce récit étonnant (extrait des "Expériences hors du temps" de M. Siffre) montre la stabilité du rythme veille-sommeil d'une femelle orang-outang, capturée à Java en 1896 et qui fait le voyage vers Hambourg en bateau à voile :

"Au début la guenon, qui habitait sur le pont, se réveillait au lever du soleil, à 6 heures, et se couchait à 18 heures environ. Au cours de ce voyage vers l'ouest, elle gardait une durée de sommeil de 12 heures, avec un décalage de phase sur le temps local. Si bien qu'au Cap de Bonne-Espérance, elle se réveillait à 2 heures du matin et se couchait à 14 heures l'après-midi... La guenon continuait à vivre, à se lever et à se coucher comme si elle était encore à l'heure solaire de Java. Malheureusement, ces précieuses observations ont été interrompues par la mort prématurée de l'orang-outang, qui avait vidé une bouteille de rhum !"

De Java au Cap de Bonne Espérance, il y a six fuseaux horaires. En 3 ou 4 semaines de traversée, l'organisme de la guenon avait compensé 2 des 6 heures de décalage horaire. Elle vivait en fonction de son horloge interne, résistante aux rythmes du soleil, encore réglée sur l'heure de l'île de Java.

De la même façon, les moules isolées de la mer et des variations de la lumière solaire continuent à s'ouvrir et à se fermer au rythme des marées de la côte où elles ont été ramassées.

 

Homéostasie ou rythmes

La physiologie moderne, née au milieu du siècle dernier, a prétendu que les rythmes journaliers, mensuels ou annuels se produisaient sur une base organique stable, le but de chaque fonction physiologique étant de maintenir en équilibre constant le milieu intérieur. Ce principe "d'homéostase" a été imposé sans preuves comme une vérité première et a servi de base à plusieurs générations de chercheurs. (Claude Bernard, Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, 1865)

Aussi l'étonnement des chercheurs a été considérable quand, dans les années 50, ils ont découvert l'existence de variations spontanées et rythmiques, indépendantes du milieu extérieur, de nombreuses fonctions physiologiques. Ces observations étaient contraires à toutes les lois de la physiologie de l'époque (voir A. Reinberg à ce sujet).

En 1962, Michel Siffre passe 62 jours seul dans le gouffre du Scarrasson, à la frontière franco-italienne. Il prouve l'existence d'un rythme spontané veille-sommeil de 24 h 30, puis des différents rythmes d'autres fonctions physiologiques.

Les rythmes sont une propriété fondamentale de la matière vivante, relativement indépendante de l'environnement, et ils sont fréquents. Ces cycles, rythmes et pulsations des fonctions physiologiques maintiennent le milieu intérieur en équilibre apparent et se produisent dans un ordre déterminé.

 

Les résistances de la médecine

Depuis leur découverte, les rythmes s'opposent au dogme de stabilité du milieu intérieur et remettent en cause la validité de nombreuses méthodes expérimentales. Les moyennes et les statistiques utilisées en médecine servent depuis un siècle à établir des "Dictionnaires de Constantes Biologiques" et ils masquent tous les phénomènes rythmiques, aspects fondamentaux de la vie.

Depuis 30 ans la médecine résiste au changement et garde l'homéostasie comme principe général. Les rythmes biologiques, très gênants, sont de la pratique médicale et confiés à la biologie et à la recherche. En laboratoire, on étudie les rythmes des invertébrés, des végétaux, le photopériodisme des algues unicellulaires, les rythmes d'activité motrice des rongeurs, le sommeil des êtres humains, et l'oscillation du système glycolytique des levures...

D'un coté la chronobiologie et l'étude des rythmes, de l'autre, l'équilibre du milieu intérieur, l'homéostasie, les constantes biologiques... Or la médecine n'a pas encore évolué : rythmes ou équilibre ? À tous les niveaux, la réponse est "Rythmes".

Après 40 ans de recherches, de nombreux aspects des rythmes biologiques ont été mis en évidence, et leur influence se fait même sentir sur le psychisme et sur le comportement. L'homéostasie n'est pas une loi générale de la physiologie, la vie est synonyme de rythmes. L'organisation temporelle des organismes vivants est un aspect essentiel de la biologie, de la physiologie et de la médecine.

 

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